Benabar : CV de star

Publié le Publié dans Presse 2005

Auteur-compositeur-interprète, il est aujourd’hui le fer de lance de la « nouvelle vague de la chanson française ».

 

NAISSANCE.

de Bruno Nicolini, le 16 juin 1969, à Thiais (94). Son père est régisseur dans le cinéma, sa mère, d’origine italienne, libraire. De leurs trois enfants, Bruno est celui « du milieu ». Aujourd’hui, il fait travailler ses frères : l’un a réalisé deux de ses clips, l’autre, artiste peintre, a conçu tout le design de ses albums.

TROMPETTE.

Il ne commence la musique qu’à 25 ans. Pourtant, gamin, il s’était un peu essayé à la pratique d’un instrument… au grand désespoir de ses parents.
Dès ses 4 ans, il les tanne pour pouvoir jouer de la trompette.
À 8 ans, ils cèdent et lui offrent un cornet à pistons.
Aujourd’hui, Bénabar anticipe la chose pour son tout jeune fils de 8 mois. Il vient de lui acheter une « trompinette » en plastique.

FUGUE

À 13 ans, il vit une adolescence difficile. Pendant cinq ans, il aura le visage dévoré par l’acné. Un jour, il décide même de tout quitter pour refaire sa vie à l’étranger… Une fugue de courte durée, puisqu’il rentre le soir même à la maison, de peur de se faire engueuler.

CLOPES..

Après avoir décroché avec difficulté le bac B, il se lance, à 18 ans, dans la vie active et devient apprenti photographe. Il est interdit de fumer dans le labo de développement des clichés à cause des produits chimiques. Tous ses collègues bénéficient de pauses-clopes. Pas lui, puis-qu’il ne fume pas. Il s’y met donc pour, à son tour, bénéficier de moments de détente… Et, depuis, Bénabar n’a jamais arrêté.

SERVICE MILITAIRE.

À 19 ans, il est assistant régisseur sur des tournages de films comme Le Brasier, d’Éric Barbier. Son rôle : conduire notamment l’acteur Jean-Marc Barr sur le plateau. À cette époque, il est convoqué par l’armée pour faire ses trois jours. Il paiera 5 000 francs un psychiatre pour obtenir une fausse attestation. Il sera réformé.

CONNU

. Il y a six ans, à ses débuts, un môme lui demande un autographe parce qu’il venait de le voir sur scène. Interloqué, Bénabar s’exécute, mais en réclame un aussi à l’enfant.

LOOK.

Le chanteur n’a pas besoin de styliste, il achète lui-même ses fringues. Sauf que, bien souvent, ses choix provoquent l’hilarité générale de ses musiciens. En 2001, il assure cent cinquante fois la première partie d’Henri Salvador. À force de côtoyer le doyen de la chanson française, il flashe sur ses chaussures de papy, celles avec des petits trous, façon assise de chaise en osier. Il s’achète les mêmes et les porte avec plaisir. Ses potes se marrent.

COSTARD.

Comme il en avait assez d’entendre dire qu’il s’habillait mal, Bénabar a
résolu le problème. Il porte toujours le même style de vêtements : un costume noir et une chemise bleue. Panoplie qu’il arbore systématiquement dans les grandes occasions : concerts, mariages, enterrements.

CAUCHEMAR.

Il s’angoisse lorsqu’il s’aperçoit qu’il perd peu à peu ses cheveux. La calvitie, non merci, il vit cela très mal. Alors, il se fait des shampooings « redensificateurs ». Histoire de gagner un peu de temps.

LA CLASSE.

Estampillé chanteur bobo, adoubé par la critique branchée intello (Libération,
Télérama), Bénabar vise pourtant le grand public. Sa dernière fierté, ce n’est pas d’avoir fait la couverture de Télérama, mais plutôt d’avoir eu droit à une « fiche chanson » à découper dans un Télé Poche. Privilège qu’il partageait cette semaine-là avec Shakira et Nolwenn Leroy.

COUTURES.

L’année dernière, il s’est produit au Trianon, à Paris. En plein concert, son costume craque au niveau de l’entre-jambe. Pendant quatre chansons, il fera face au public quasiment au garde à vous, pour éviter de se retrouver en slip sur scène. Durant toute la tournée, il aura la hantise que cette mésaventure se produise à nouveau et interrogera en permanence ses musiciens pour savoir si son costume est nickel.

(*) Live au Grand Rex, CD 2 volumes, 21 e ; DVD 18 e, avec en bonus un court-métrage qu’il a réalisé en 1992.

Matthias Gurtler pour VSD 

 

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