Beaucoup de rires, quelques larmes et pas mal de coups de griffe. Le neuvième album de Bénabar, qui sort ce vendredi 29 janvier, nous fait passer par toutes les émotions, avec des textes d’une qualité constante.

Simon Caenen (Texte) & Elsa Grenouillet (Vidéos) |Bénabar est un perfectionniste qui a réenregistré des chansons pour modifier quelques mots. PHOTO STÉPHANE MORTAGNE – VDNPQ

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L’humour est la meilleure arme des pudiques. Il est présent dans la plupart des douze chansons du nouvel album de Bénabar. Le chanteur n’aborde jamais un sujet de front, pas à l’aise avec l’idée d’exprimer de manière brute ce qu’il ressent. « J’essaie d’éloigner la chanson de moi pour pouvoir interpréter sans trop d’impudeur, témoigne l’auteur-compositeur de 50 ans. Je ne raconte pas ma vie. C’est aussi un moyen de rendre la chanson universelle. »

« Je voulais faire une chanson sur la classe moyenne depuis longtemps »

Avec l’interprète du célèbre Dîner, le divorce (Tous les divorcés) ou le cap de la quarantaine qu’il sifflote dans Les Filles de plus 40 ans prennent une tournure plus légère. L’égarement des classes moyennes est, lui, incarné par William et Jack, les deux Dalton du milieu. « Ils sont s ur la photo mais que quand elle est de groupe », décrypte cet infatigable observateur de la société dans un texte désopilant mis en valeur par des chœurs. « Je voulais depuis longtemps faire une chanson sur la classe moyenne mais je ne trouvais pas d’angle. Jusqu’à ce que je réalise que personne ne connaissait William et Jack  », glisse ce fils d’un régisseur et d’une libraire attaché à cette couche de la société française. S’il admet ne plus en faire partie, il ne se sent pas non plus membre de la famille du show-biz. « Un milieu que je fréquente le moins possible où ils tiennent des discours de révolutionnaire tout en vivant dans un contexte hyperprotégé », décrit-il. https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/src/q03zqrl/showtitle/1/mdtk/01499695/zone/18

Bénabar surprend. Il passe de mélodies de radios efficaces (Oui et alors) à un slam-ode aux gros mots (Une âme de poète) ou à une mélancolique musique sur l’enfance (Un Lego dans la poche). Il donne envie de tomber amoureux (Les Belles Histoires) avant de conter solennellement des funérailles (Au nom du temps perdu) puis de tacler les « révolutionnaires de Twitter » (Les Indociles heureux).

L’ascenseur émotionnel est permanent, et c’est aussi ainsi dans la tête de Bénabar. « Je suis cyclothymique, je passe du rire aux larmes assez facilement. Ce qui est très chiant pour mon entourage ! », confie-t-il, avec une touche d’humour, toujours. https://www.youtube.com/embed/Y95LNv2xz3A?html5=1

« Indocile heureux », RCA Music group. Sortie vendredi 29 janvier. Cette chanson écrite il y a vingt ans pour Johnny https://www.youtube.com/embed/3jxQmshKGas?html5=1

Il y a du Brel dans Au nom du temps perdu, chanson sentencieuse et dure, racontant «  la paix posthume  » de deux amis fâchés à mort. « Je traîne cette chanson depuis vingt ans. Je la trouvais trop virile pour moi, je l’avais proposée à Johnny. » En vain. Bénabar sort donc de sa zone de confort en interprétant ce titre, le seul de l’album sans touche d’humour. « Au début, j’étais un peu récalcitrant, avoue-t-il. Mais je suis content du résultat. »

source https://www.lavoixdunord.fr/926380/article/2021-01-27/indocile-heureux-le-nouvel-album-cyclothymique-de-benabar?fbclid=IwAR0mluP5EiFgRdKgC9HHpylYzyd09h09XxE-cGGxqClgDiuyzfULcqhwsjQ#

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