LES BÉNÉFICES DU DOUTE

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les-bnfices-du-doute-4efae3dd40ed6ces échappées ne l’éloignent pas de la musique puisqu’il prend toujours le temps de composer, et en décembre 2011 sort son sixième album studio, “Les bénéfices du doute”. Ce disque, Bénabar l’a voulu joyeux, dansant. Pour ajuster l’ensemble, il s’est adjoint les services de Jean-Louis Piérot (Bashung, Tété, Les Valentins) à la réalisation. Les textes restent parfois cinglants comme dans “Politiquement correct”, dans lequel il répond aux critiques. Les mélodies entraînantes sont taillées pour la scène, qu’il retrouve pour une nouvelle tournée.

rfi musique

Politiquement correct

J’aime mes parents et mes enfants, c’est bien pensant
J’aime pas la guerre ni la misère, c’est énervant.

Tu trouves ça peut-être politiquement correct…
Mais moi j’t’emmerde !

Je ne suis pas raciste, je suis droit de l’hommiste, j’porte pas d’fourrure.
Je ne regrette pas la guillotine, je ne suis pas misogyne, j’trie mes ordures

Je suis, je le répète : politiquement correct
Mais moi j’t’emmerde !

Je n’ai rien contre les mosquées, je ne me sens pas menacé par les minarets
Je ne crois pas que les homos ne sont pas normaux ou forcément coquets,

Je suis une tapette, politiquement correcte
Et moi j’t’emmerde !

Victime de la pensée unique, je suis, je l’avoue laïc pendant qu’j’y pense
Je précise que je ne crois pas qu’il y aie trop d’juifs dans les médias ou la finance

Je risque de te paraître, politiquement correct
Mais moi j’t’emmerde !

Ça va te sembler démagogue mais je déconseille la drogue même aux mineurs
Je milite pas tiens toi bien pour l’extinction des dauphins j’veux pas qu’ils meurent

Tu trouves ça naïf et bête politiquement correct
Et moi j’t’emmerde

Je ne parle pas à la à la concierge ni à la femme de ménage comme à des chiennes
Il faut respecter tous les gens je l’enseigne à mes enfants pour qu’ils deviennent

Un jour comme je le souhaite politiquement correct
Et on t’emmerde

les Rateaux

On a tous essuyé des refus
Ca tanne le cuirs des séducteurs
Ca peut faire très mal,le sais tu?
Que c’est vulnérable un dragueur!!

C’est très salissant l’amour propre
Surtant quand le lion prend la fuite
Coursé par une antilope
qui d’un coup de patte le décapite

Y ale râteau héroique
Qui se ramasse en public
le rateau point sur les i
t’es lourd mainenant, ça suffit
Les rateaux dit d’Alzheimer
C’est la meme fille que toute à l’heure
Le râteau de la méduse
Pour le jeu de mots, je m’en excuse
Y a le rateau boulversant
Cette fille, tu l’aimais vraiment
Et le rateau superflu
Au fond, elle te plaisait plus.

Le râteau qui coute un g’nuo
Parce que ta bague elle s’en fout
si elle te gifle, chapeau!!
C’est la cerise sur le gateau

Au jeune loup qui renonce
Le vieux qui explique avec sagesse
pour vingt Anglaises qui te repoussent
Y en a bien une qui dira Yes

En boite de nuit, ca devient extrême
Quand tu les reçois à la chaine
Tout el monde est bien témoin
T’es prêt à tout, t’es mort de faim
Et la honte, ca te fait plus rien!!

Y a le rateau qui se la pète
Quand la fille est une vedette
le rateau anti grosse tete
Parce que c’est toi la vedette
Le rateau du coming out
Qui est un rateau comme les autres
Celui qu’on veut oublier
qui souvent est le premier

Y a le rateau du romantique
Qui le rumine en musique
le rateau des mecs pas bien
Avec la femme des copains
Et rateau de l’erreur
Parce qu’en fait, c’était sa soeur
le rateau à répétition
Quand elle dit non, c’est non !!

Doivent elles devant leurs copines
De leur dédain au citriol
nous arracher le coeur de la poitrine
Avant d’ruoler dessus en bagnole.

Alors qu’un sourire bienveillant
Dirait avec ménagement
Qu’c’est pas peine qu’on perd notre temps
Qu’on est gentil, mais que va t’en
Tu me lâches maintenant!!

Y a le rateau du mari
C’est ma femme, t’es gentil
le rateau du hérisson
Ca pique mais c’est trop mignon
le rateau de Georges Clooney
S’il existait, ca se saurait
Quand au dernier des râteau,
Rassure toi, c’est pas de sitôt.

Le rateau du Gentleman
Toujours poli avec les dames
le rateau condescendant
Non, mais! Pour qui elle se prend?
Celui qu’aurais pu éviter
Il suffisait d’pas lui parler
Et le râteau qui l’inspire
T’en f’ras une chanson au pire.

L’agneau

Il ne veut pas se prendre la tête
il dit qu’il n’a pas le temps,
ce n’est pas qu’il soit bête,
il est paresseux seulement,
et comme il tient quand même a avoir des avis,
il prend ce qu’on lui donne et répète ce qu’on lui dit.
Il aime quand c’est simple facile et carré,
les vérités sur cintres, le prêt a penser,
c’est la cible idéale des démagogues de tous bords,
suffit qu’on le brosse dans le sens du poil pour qu’il soit d’accord.

[refrain]
C’est l’histoire de l’agneau qui invite le loup à manger,
c’est l’histoire du cochon apprenti charcutier,
c’est l’histoire du canard qui trouve sympa d’être laqué,
c’est l’histoire du pigeon qui, enfin bref, vous avez compris l’idée.

Il ne croit pas aux rumeurs ni aux théories du complot,
mais faut avouer que c’est troublant quand on regarde bien les photos,
cette forme sombre et floue agrandie quatre cent fois,
ça ne peut être que la preuve de ce que nous cache la CIA.
Il voudrait tant être à la mode qu’il s’épuise à courir derrière,
des crétins branchés et snobes à qui il craint de déplaire,
ces précieux ridicules qui ne voient que ce qui brille,
pour une place au soleil ils rendraient la Bastille

[refrain]
C’est l’histoire de l’agneau qui invite le loup à manger,
c’est l’histoire du cochon apprenti charcutier,
c’est l’histoire du canard qui trouve sympa d’être laqué,
c’est l’histoire du pigeon qui, enfin bref, vous avez compris l’idée.

Il s’attaque, attention,
à la surconsommation,
irresponsable à ses yeux et dangereusement futile,
il d’ailleurs téléchargé sur son iphone l’application qui s’appelle “iassistant contre les achats inutiles”.
S’il était né aux USA,
il aurait voté Obama,
ici la politique ? Non, ça l’intéresse pas, il combat avec virulence l’impérialisme américain,
qu’il attaque sans complaisance,
un coca light à la main.

[refrain]
C’est l’histoire de l’agneau qui invite le loup à manger,
c’est l’histoire du cochon apprenti charcutier,
c’est l’histoire du canard qui trouve sympa d’être laqué,
c’est l’histoire du pigeon qui, mais vous avez compris l’idée.
C’est l’histoire de l’agneau qui invite le loup à manger,
c’est l’histoire du cochon apprenti charcutier,
c’est l’histoire du canard qui trouve sympa d’être laqué,
c’est l’histoire du pigeon qui, bref, vous avez compris l’idée.

La Phrase Qu’on A Pas Dite

Ca nous encombre
On y pense, on rumine
Et dans le nombre
Des sujets qui nous minent
Beaucoup sont déjà périmés

On les trimballe
On les traîne, on les porte
C’est lourd, ça fait mal
Pourtant peu nous importe
On ne veut pas s’en séparer

La phrase qu’on n’a pas dite
Le dernier mot qu’on n’a pas eu
Les ratés, les retards, les remords
Tout ce qu’on regrette
Les “si j’avais”, les “j’aurais dû”
Les “j’aurais dû”

Ce qu’on a pas su dire
La remarque bienvenue
La réponse qu’aurait fait rire
Un merci, rien de plus
Parfois
L’éloquence qu’on n’a pas
Pour déclarer sa flamme
Ce compliment qu’on ne fit pas
Qui n’servira donc à personne
C’est à nous qu’il manquera

La phrase qu’on n’a pas dite
Le dernier mot qu’on n’a pas eu
Les ratés, les retards, les remords
Tout ce qu’on regrette
Les “si j’avais”, les “j’aurais dû”
Les “j’aurais dû”

La sortie mordante
Juste et bien sentie
L’ironie piquante
La parfaite repartie

Ce n’est que maintenant qu’elle rapplique
Ca l’aurait fait taire
Et surtout cloué le bec
Maintenant c’est trop tard
La bonne réplique
Elle sera pour le remake
La phrase qu’on n’a pas dite
Le dernier mot qu’on n’a pas eu
Les ratés, les retards, les remords
Tout ce qu’on regrette
Les “si j’avais”, les “j’aurais dû”
Les “j’aurais dû”

Alors C’est ça Ma Vie

J’ai un ulcère, des haltères
Quarante et quelques années
A me demander ce que je vais faire
Ou devenir, aujourd’hui je le sais

Certaines soirées sont monotones
Depuis que mon fils vit chez sa mère
C’est maussade une Playstation
Sans son jeune propriétaire

J’ai une liaison depuis deux ans
Elle dit que je refuse de m’engager
Elle a raison, c’est évident
Sauf qu’elle oublie qu’on s’aime pas assez

Alors, c’est ça ma vie ?
Alors, c’est lui que je suis ?
D’accord, c’est ça ma vie !
J’recrache le somnifère
J’vais sortir prendre l’air

J’ai un boulot qui ne me plait pas
Dont je ne vis d’ailleurs pas très bien
Je dis ça, mais j’me plains pas
C’est déjà une chance d’en avoir un !

Je ne vous ennuie pas trop j’espère
D’habitude, j’suis pas si bavard
Est-ce que je peux vous offrir un verre ?
Bon, ben, bonsoir !

Mes ambitions d’autrefois
Depuis longtemps revues à la baisse
J’ai plus de rêves, trop vieux pour ça
J’ai un ou deux projets à la place

Alors, c’est ça ma vie ?
Alors, c’est lui que je suis ?
D’accord, c’est ça ma vie !
Et je vais j’sais pas où
J’ai pas sommeil du tout

Je n’ai pas échoué, je n’ai pas réussi
Faudrait pas trop que je tarde
Les années passent comme les heures de la nuit
J’ai l’impression que c’est ma montre qui me regarde

Ça doit être l’air de la province
Un p’tit dernier, j’vous embête plus
C’est propice aux confidences
Un soir de semaine, un barman inconnu

Je voyais les choses autrement
Pas forcément mieux, un peu différentes
Rien d’impossible, d’extravagant
Je sais pas trop, je me rends compte

Que c’est ça ma vie
Que c’est lui que je suis
D’accord, c’est ça ma vie !
Il est 4 heures du mat
Qu’est-ce que je fous dans cette boîte ?

Moins vite

Bon d’accord vous savez marcher
Clopin clopan d’abord vous avancez
Rien que le temps de le dire
Vous savez déjà courir
Nan ne vous dépêchez pas surtout
De faire deux têtes de plus que nous
Trouvez encore qu’on est super fort
Quand on ouvre un pot de confiture

Moins vite
Trainez en chemin qu’on en profite
Moins vite
Laissez dans nos mains vos mains si petites
Deux précieux cailloux au fond des poches
Et par-dessus tout les moufles qui pendent des manches
Moins vite

Ok ok ok vous savez manger
On va pas en faire tout un plat de cette purée
Les biberons n’sont pas encore secs
Qu’on sort déjà la cuillère en plastique
Ces petits vêtements beaucoup trop grands
Ils ne vous vont plus depuis longtemps
On vous dépose à la crèche un matin
Qu’on vous récupère en CM1

Moins vite
Trainez en chemin qu’on en profite
Moins vite
Laissez dans nos mains vos mains si petites
Deux précieux cailloux au fond des poches
Et par-dessus tout les moufles qui pendent des manches

Voilà voilà voilà vous savez parler
Même si le vocabulaire laisse à désirer
Vos phrases tagada j’admets
Qu’on ne les corrige qu’à regret
ça pour dessiner ça ça dessine
Patientez clotant lentement patine
Qu’ils sèchent le feutre sur les murs
Avant d’écrire vos noms sans ratures
Déjà

Moins vite
Trainez en chemin qu’on en profite
Moins vite
Laissez dans nos mains vos mains si petites
Deux précieux cailloux au fond des poches
Et par-dessus tout les moufles qui pendent des manches
Moins vite

Les Mirabelles (À Jocelyn Quivrin)

J’ai fait du feu et de mon mieux
D’une mains maladroite, écriture de gaucher
J’ai fait des fautes et pas qu’un peu
Comme pour le reste, peut mieux faire en dictée

Je repose le stylo, la lettre est terminée,
Je la poste aussitôt dans la cheminée
Elle s’envole, s’élève, par en fumée
Pour que tu la reçoives, ça me semblais tout indiqué.

On m’avait dit que tu étais là haut
J’ai du mal à le croire se serait trop beau
Pourtant j’avoue que parfois ici bas
Je lève les yeux aux cieux, je regarde vers toi…
Je regarde vers toi…

Si non nous ça va
On pense toujours à toi
De moins en moins souvent,
on t’oublie légèrement
C’est temps qui veut ça
Un chagrin s’en va
Chassé par un autre,
Un peu plus triste
Plus récent.

On ne pleure plus un jour
On a sécher ses larmes
Comme on a sécher les cours
Puis du coq à l’âne
Voici que l’année dernière
Devient il y a 10ans
Ceux qui t’oublie
On les oubliera dans pas longtemps

On m’avait dit que tu étais là haut
J’ai du mal à le croire se serait trop beau
Pourtant j’avoue que parfois ici bas,
Je lève les yeux aux cieux, je regarde vers toi…
Je regarde vers toi…

Je ne vois qu’un plafond
Une ampoule sale
Rien à l’horizon
Sauf la nuit qui s’installe
J’entends le silence
et le vide triomphé
Par acquis de conscience
J’ai prié Dieu d’existé

Je me suis fait un entorse
J’ai acheté une guitare
Il y a eu des divorces
Des baptêmes des cauchemars
Des manifs du chômage
Des soirées de noël
Des bagarres des orages
Et des mirabelles

On m’avait dit que tu étais là haut
J’ai du mal à le croire se serait trop beau
Pourtant j’avoue que parfois ici bas,
Je lève les yeux aux cieux, je regarde vers toi…
Je regarde vers toi…

Perdre la raison

Je me suis réveillé de bonne heure
Levé de bon coeur
Terriblement de bonne humeur
Debout la dedans

Comme il pleuvait je suis sorti
Je vais dans le jardin je me suis dis
Pour faire un peu de parapluie
C’est délassant

J’ai profité qu’il y ai de l’orage
Pour arrosé comme dit l’adage
Ce qui est fait n’est plus à faire
Même mon jogging

J’ai blagué avec mon voisin
Très sympa pour un lapin
Il bosse comme hôtesse de l’air
Dans un parking

T’es plus, à la, maison,
j’ai perdu la, raison.

Ensuite,
J’ai classé des cailloux,
Par affinité et par goût
Du plus sucré au plus amer
Mais qu’est ce que c’est

Y en avait un qui était tout mou
J’ai cru que, je devenais fou
Ce n’était qu’en fait un bout de terre qui plaisantais

J’ai fait une crème au chocolat
Comme j’avais plus de chocolat
J’ai fait une colère à la place
C’était moins bon

Les rideaux sont prétentieux
Je ne veux pas pleurer devant eux
Comme dit le ficus,
Ils sont trop cons.

T’es plus, à la, maison,
J’ai perdu la, raison.

C’est moi qui confond
Il parait que c’est un plafond
Le grand truc au dessus
Avec le lustre

Les sous marins sont démodés
C’est pas une raison pour pleurer
Ce n’est pas une raison non plus
Pour être pas triste.

T’es plus, à la, maison,
J’ai perdu la, raison.

Reviens, à la, maison.

Faute De Goût

Tu tires sur tes joues
Devant la glace
Tu te tâtes un peu de partout
Fais des grimaces

Beaucoup trop de ceci
Et pas assez de cela
Trop gros , trop petit
En tout cas , rien ne va !

Tu te contorsionnes
devant des vitrines
Pour te voir de dos
Tu te tournes sur toi – mêmes .
Il te va pas ce jean ?
C’est complètement faux !

Tu crois que dans la rue
Les gens se moquent
Je crains que dans la rue
Les gens s’en moquent

C’est fou le temps qu’tu perds
A te trouver moche
A tout le temps de faire
Des reproches !

Moi , j’en connais un
qui t’aime pour deux
Mais c’est pas assez !
Si ça continue , même l’amoureux
En aura assez .

C’est une faute de goût
De te trouver jolie
Alors on doute aussi du coup
Oui , mais la faute à qui ?

C’est fou le temps qu’tu perds
A te trouver moche
A tout le temps te faire
Des reproches !

Quand je t’explique
que t’es mignonne
Tu dis que j’ai tort
Quand je te réplique que t’es conne
Là , tu es d’accord

Comme la buée du bain
Que d’un geste on efface
Tu voudrais bien voir plus rien
Quand tu regardes ta glace

C’est fou le temps qu’tu perds
A te trouver moche
A tout le temps te faire
Des reproches !

Après, De Près

De loin, c’est vrai qu’elle ressemble comme deux gouttes d’eau
A une complice serviable, à ce qu’il te faut
D’abord, elle a l’air docile, toujours au garde-à-vous
Dehors ou à domicile, elle a réponse à tout

Après, de près, quand on se réveille
On voit que ce n’est qu’une bouteille

Elle est ton meilleur public, elle approuve, elle adhère
Tu la siffles, elle rapplique, c’est la preuve qu’elle t’adore
Fidèle parmi les fidèles, d’ailleurs si tu le souhaites
Rien ne viendra plus troubler vos fréquents tête-à-tête

Après, de près, quand on se réveille
On voit que ce n’est qu’une bouteille… vide
Après, de près, quand on se réveille
On voit que ce n’est qu’une bouteille

Mais quand elle est encore pleine de promesses et de rire
De détente, sans peur ni peine, de vacances sans partir
C’est une servante aux p’tits soins que tu peux congédier
Virer du jour au lendemain, mais pourquoi s’en passer ?

Après, de près, quand on se réveille
On voit que ce n’est qu’une bouteille

C’est une amie, je te l’accorde, si t’es convaincu
Que la potence et la corde sont les amis des pendus

Après, de près, quand on se réveille
On voit que ce n’est qu’une bouteille

Inoffensive, je veux bien, et pas du tout dangereuse
“Inoffensives”, dans ce cas, s’applique aux tronçonneuses

Après, de près, quand on se réveille
On voit que ce n’est qu’une bouteille

De loin, t’es comme le toutou au bout de sa laisse
Qui est certain que c’est lui qui balade sa maîtresse

Après, de près, quand on se réveille
On voit que ce n’est qu’une bouteille… vide

Différents

Est-ce qu’ils nous ressemblent ?
Dites-moi que non
J’aimerai entendre
Que nous sommes différents

Qu’on n’a rien de commun
Que tout nous sépare
D’un despote, d’un assassin
D’un criminel de guerre

Les monstres sont en principe
Hideux, horribles, très vilains
Pour qu’on puisse les reconnaître
Ils n’ont rien d’humain

C’est ce qu’on raconte
Pour rassurer les enfants
Mais les ogres de leurs contes
Ressemblent à leurs parents (bis)

Est-ce qu’ils nous ressemblent ?
Si vous m’posez la question
J’aimerais pouvoir répondre
Que non, bien sûr que non !

Un tortionnaire, un dictateur
C’est pas du tout comme nous
Que ça n’a rien à voir
C’est pas pareil, c’est tout !

Les meurtriers sans états d’âme
Ont des enfants qu’ils gâtent
Les oppresseurs ont des femmes
Des amis de longue date

Ils aiment aussi la musique
Et sont parfois gourmands
Les nettoyeurs ethniques
N’ont pas tous l’air méchant
N’ont pas tous l’air méchant !

Est-ce qu’ils nous ressemblent ?
Dites-moi que non
Qu’on ne peut pas nous confondre
Qu’on est loin, c’est évident

Du type normal qui se découvre
Au hasard d’un conflit
Une vocation de tueur tardive
Il suffisait d’un ennemi
Il suffisait d’un ennemi !

Il suffirait d’un ennemi

Quelle Histoire

On m’a raconter une incroyable histoire
Au point qu’elle en est difficile à croire
Je la tien d’un copain qui l’avais entendu du frère de son voisin
Ou le contraire je sais plus
A moins que se ne sois le frère de son cousin
Ou le voisin du voisin qui habite un peu plus loin
Quoi qu’il en soit il sont tous digne de foi
C’est une histoire vrai tu me crois et puis voila
Peu importe les cousins, les copains et les voisins
Ce qui conte c’est l’histoire pas de qui je la tien

Qu’elle histoire, qu’elle drôle d’histoire (x2)

C’est une histoire vrai, véridique de surcroit
Qui inventerait une histoire comme celle-la
Pas le frère du voisin, encore moins son copain,
ni le cousin du cousin mais lui c’est vrai que je le connait moins
C’est une histoire vrai mais sa tu l’sais déjà
Elle a l’air incroyable, non, elle l’est pas
Je trouve assez descend que tu doute de moi
Puisque c’est comme ça, je me tait et puis voila
Et bien cette histoire qui donc est vrai
Je peux pas la raconter parce que c’est un secret

Qu’elle histoire, qu’elle drôle d’histoire (x2)

J’peux pas la répéter, désoler

Je l’ai juré a mon copain sur la tête de sont frangin
Ou sur la tête du voisin je l’ai juré a le cousin je sais plus trop bien
mais je suis certain de l’avoir juré a quelqu’un
enfin je crois du moins

Qu’elle histoire, qu’elle drôle d’histoire (x5)

C’est D’ L’amour

Si tu n’as que ça en tête
Si ça t’exalte et t’émeut
Qu’est-ce que ça peut être?
T’es comme heureux mais en mieux
tu truoves la vie splendide
Pourtant tu sais que’c’est pas l’cas
T’es pas joyeux d’habitude,
forcément tu comprends pas
cherche pas!

Si tu trouves qu’Andros
le berger des gruits
A un look plutôt classe
T’aimerais t’habiller comme lui
Une couronne de fleurs,
tu trouves pas ça saugrenu
Celui qui pense le contrairei,
il a des idées reçues
Cherche plus;

C’est de l’amour, ce que tu ressens,
c’est de l’amour, ce sentiment
C’est de l’amour
C’est de l’amour et du grand!

Si tu négliges tes copains
Si tu vas voir des expos
Si on apprend par quelqu’un
Que tu vas ffaire des randos.
ton instrument préféré, la guitare hier
Vient juste d’être remplacée
parl a flûte traversière
Cherche pas !

Ca t’élève et t’illumine
Tu te sens capable de tout
tu pourrais manger ton jean
Et crier à genoux
que le monde est merveilleux
Que le malheur ça s’fait plsu
Tu trouvais tout nul hier
t’as changé de point d’vue
Cherche plus!

C’est de l’amour, ce que tu ressens,
c’est de l’amour, ce sentiment
C’est de l’amour
C’est de l’amour et du grand!

si ton coeur tambourine
a la mention de son nom
Si ca cogne dans ta poitrine
Si t’as des palpitations
fais quand même un p’tit check-up
juste histoire de vérifier
et si c’est pas une crise cardiaque
plus la peine de chercher

C’est de l’amour, ce que tu ressens,
c’est de l’amour, ce sentiment
C’est de l’amour
C’est de l’amour et du grand!

Si t’accroches un sourire
Nigaud sur ton visage
Tu sais que t’as l’air idiot
Tu veux même pas que ça change
C’est de l’amour
C’est de l’amour et du grand !

si t’es pas libre ce soir
Déjà un truc de prévu
Un spectacle de danse
contemporaine très pointu
C’est de l’amour, c’est de l’amour
et du Grand!!

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