Bénabar à Paris le 26, 27 et 28 Mars 2015

Publié le Publié dans Concerts

Des p’tits chansons souvent bien senties, jamais trop farouches et, au bout du compte, un Palais des sports bondé trois soirs de suite : comprenez que c’est ça, L’effet papillon. Et, comprenne qui peut, ça ne bat pas de l’aile, loin s’en faut. Bénabar est devenu un grand chanteur populaire, pour longtemps sans doute. Qui d’ailleurs s’incrit dans cette tradition, ce n’est pas pour rien qu’il rend hommage à ses ainés. Et à Maritie et Gilbert Carpentier. A bien l’écouter, à bien le suivre, il nous semble être le croisement génétique, le fruit des amours coupables (avec circonstances exténuantes ?) entre Michel Delpech et Claude François. Car ce diable d’homme a la démarche, quelques pas de danses et les sauts à la Cloclo : mais, dites, où sont les bénabarettes ?

Amour farouche et décomplexé

Ce n’est pas concert ici, c’est show, c’est chaud. Et les cuivres n’y sont pas pour rien (ça et piano, guitares, basse et contrebasse, batterie mais aussi banjo, violoncelle, mélodica…). Eux et le rythme du bonhomme. On le suit en courant des yeux d’un bout à l’autre de la scène : c’est repos quant il stationne au piano. Convenons cependant que le son n’est pas bon mais la prestation de l’animal Bénabar compense et on en a pour son dû.

On a reproché ses dernières années la baisse de qualité de ses chansons, un peu comme si Bénabar s’adaptait à son public, ou plutôt à l’assiette de plus en plus large de son public, qui suppose d’abdiquer un peu de lui pour faire consensus. C’est en partie vraie (mais pas que, écoutez Titouan, déchirante tranche de vie sur la séparation, extraite du dernier album, et vous en serez convaincu). Mais comme bien la moitié de ses chansons sont tirées du passé, ça compense. Et tue les éventuelles réserves : « Est-ce ma faute à moi / Si j’aime le café et l’odeur du tabac ? » Bénabar fait de l’émotion grand public. Et chacun, peu ou beaucoup, de s’y retrouver intimement, de s’y projeter, de voir en ses chansons un miroir à peine déformant. En fait on redécouvre à rebours Barnabé et si c’est ça la variété, il n’est pas honteux d’aimer, même farouchement.

en première partie Olivier De Benoist
Pendant plus de deux heures, reprenant ainsi en grande partie son dernier album mais également les succès qui ont fait ses 20 ans de carrière, Bénabar a prouvé qu'il pouvait être une véritable bête de scène. Parfois dans une ambiance survoltée comme sur « Le Dîner », souvent ponctué par beaucoup d'humour, une belle dose d'auto-dérision mais aussi des séquences plus en émotions (comme sur « Le regard » ,« Titouan » ou « La Forêt »), Bénabar a donné un concert digne d'un grand artiste. Le public, conquis par le spectacle, a offert une longue standing-ovation faisant revenir l'artiste pour pas moins de quatre chansons de rappel. De quoi combler le plus grand nombre !

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Super concert, public de connaisseurs, plein de chansons ancienne, musiciens toujours aussi géniaux!!! Merci Bruno on a passé " une belle, belle, belle soirée " Renaud Barrat

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