On en connaît qui lui en veulent : comment porter un regard serein sur l’intérieur d’un frigidaire, un évier, le tiroir d’une table de nuit ou deux brosses à dents dans une salle de bains sans se dire : "Y a une fille qui habite chez moi" ?
Le tout nouvel album de Bénabar est un disque live. Au bout de 2 albums (3 pour les puristes de la première heure) ça fait peu de répertoire pour tabler sur une captation scène. Vous me direz que c’est sûrement pour caboter sur la vague du succès qui étreint ce petit animal de cirque.
BRUXELLES Ce jour-là, il fumait des extra-lights. Et encore, avec modération. A l'instant du petit trentenaire qu'il chante fort justement, Benabar essaie d'arrêter la clope. Tout en se fâchant un peu contre le politiquement correct qui veut qu'on fasse du sport et qu'on mange sainement. «Y'a rien à faire, ça me dérange», sourit-il. Ce jour-là, il venait de mettre la dernière main à son clip (lire ci-dessous) et s'apprêtait à rentrer à Paris. Autour d'un café, dans un bistrot bruxellois, il a pourtant pris le temps de parler un peu de lui, de ses doutes et de sa petite entreprise. Rencontre.
«Un verre de poire, ça vous tente?» Studio Acoustic, Saint-Germain-des-Prés. Dehors, il pleut des cordes. A l’intérieur, Bénabar repose les siennes, entre deux séances de travail sur la BO du film «Madame Edouard».